Qui je suis

Je suis un révélateur.

Ce n'est pas un titre que je me suis donné.

C'est ce qu'on finit par voir, et parfois par détester, quand on travaille avec moi.

Je n'apporte pas de "solutions". Je rends la situation lisible là où elle ne l'était plus. Et quand c'est fait, la décision appartient à celui qui doit la prendre.

Je travaille avec les dirigeants et managers parce que je les admire.

Diriger, c'est accepter d'être le délégataire d'une part des angoisses de ceux qu'on dirige. Sans avoir, en retour, accès à quelqu'un qui partage les siennes.

Plus la pression augmente, moins on a de gens sur qui s'appuyer vraiment. C'est un paradoxe que peu de gens nomment — et dans lequel j'interviens depuis 2018.

Mon talent : détecter ce qui opère en dessous de ce qui est visible. Les loyautés implicites, les résistances, les jeux qui structurent silencieusement une organisation. Voir ce qui est réellement là, pas ce qui devrait logiquement l'être.

Ce regard a trois sources fondatrices.

Officier de réserve de la Gendarmerie nationale, j'ai appris ce qu'est un chef, la subsidiarité, la participation, conduire quelqu'un à l'autonomie.

Puis consultant dans un grand cabinet, j'ai découvert que le management civil qu'on me présentait comme supérieur reposait largement sur une mythologie. C'est là que j'ai compris que le problème n'est jamais là où on le croit.

La troisième source est plus ancienne que les deux autres. La pensée chinoise classique, Sun Tzu, Confucius, le Yi Jing, n'est pas une référence dans mon travail. C'est la structure de mon regard. 

Quand j'ai lu Cyrille Javary sur le Yin-Yang, j'ai eu la sensation de lire ce que je savais déjà. Ce n'était pas de l'apprentissage. C'était de la reconnaissance.

De là sont nés mes deux outils fondamentaux. ΛΞ pour révéler le système. 中 pour agir juste, la flèche qui atteint le centre de la cible malgré le vent, la pluie, la gravité, et parfois un adversaire.

Les tensions contradictoires ne se traitent pas dans l'action. Elles se résolvent dans le diagnostic.

Les dirigeants avec qui je travaille arrivent après avoir tout essayé. Ce qu'ils cherchent sans toujours le formuler : un regard qui ne soit pas dans le système.

Dans l'immense majorité des cas, on a fini en 45 minutes. La situation devient lisible, la mécanique apparaît, et la décision s'impose d'elle-même.

Mon rôle n'est pas de rendre l'action confortable. C'est d'aider le décideur à voir ce qui se joue réellement et à décider sans se mentir.

C'est, depuis bien avant 2018, ce que je suis.


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