Ce que Fibonacci nous apprend sur les organisations (1) : les seuils d'effectifs
En mathématiques, la suite de Fibonacci est une suite de nombres entiers dont chaque terme successif représente la somme des deux termes précédents, et qui commence par 0 puis 1. Ainsi, les dix premiers termes qui la composent sont 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21 puis 34, etc (source wikipédia). C'est à la portée d'un enfant. Quand une entreprise grandit, le dirigeant regarde un chiffre : le nombre de fiches de paie ou les "équivalents temps plein" (ETP). Il se dit : « Nous étions 5, nous sommes 8, l'équipe a grandi de 60 %. » C’est une illusion linéaire. Car dans le même temps, le nombre de connexions entre membres de l'équipe a augmenté de 280 %, passant de 10 à 28 ! Pendant que vous comptez les têtes, le système, lui, compte les interactions possibles. Et là, l'évolution n'est pas linéaire, elle est combinatoire. Pour comprendre pourquoi une structure commence à se gripper à des paliers précis et identifiables, il faut quitter les manuels de management...